LES VALEURS
Nicox s'envole de 21,2% après ses comptes positifs. Nicox a dégagé, sans surprise, un chiffre d'affaires de 7,5 Millions d'Euros au premier trimestre 2012, ce qui correspond au paiement de 10 Millions de Dollars reçu du laboratoire Bausch + Lomb pour une nouvelle étape dans le développement du BOL - 303259 - X. Cela permet à l'entreprise azuréenne, dont les frais de R&D ont reculé sur la période, d'afficher un bénéfice net de 4,2 ME sur le trimestre. La trésorerie et ses équivalents ressortait à 86,8 ME en fin de période, contre 93,1 ME trois mois avant, incluant 2,9 ME d'Altacor et excluant le paiement d'étape de 10 M$ versé par Bausch + Lomb en avril 2012.
Eiffage flambe de 11,6% après la publication des revenus trimestriels et d'un carnet de commandes bien orienté. Le chiffre d'affaires consolidé de 3,041 Milliards d'euros est en progression de 1,8% (+2,3% à périmètre et taux de change comparables). Le carnet de commandes s'établissait au 1er avril 2012 à 14,1 Milliards d'euros, une progression de 4,9% depuis le début de l'année et de 20,8% sur un an. Il représente en moyenne 12 mois d'activité pour les branches Travaux et conforte la prévision de chiffre d'affaires du Groupe de 14 Milliards d'Euros pour l'année 2012.
Alcatel-Lucent rebondit de 8,7%. L'agence de notation Moody's a pourtant dégradé d'un cran la note à long terme du groupe, de 'B1 à 'B2'. Cette note est assortie d'une perspective qui passe de "négative" à "stable". Moody's estime que le groupe ne parviendra pas encore cette année à dégager un free cash flow opérationnel positif.
Air France KLM avance de 8,3% avec le reflux du baril de pétrole.
Derichebourg gagne 6,9% après avoir fait état d'un chiffre d'affaires semestriel de 1,76 Milliard d'euros, en baisse de 6,6% en raison du ralentissement économique mondial, qui affecte différemment les métiers du groupe. L'augmentation du chiffre d'affaires du pôle Multiservices compense partiellement la diminution de celui des deux autres pôles, Services à l'Environnement et Services Aéroportuaires. Gilbert Dupont évoque une activité en ligne avec ses attentes. La visibilité sur les résultats est faible (absence de guidance, forte volatilité). Mais compte tenu de la forte baisse du cours, et du potentiel de hausse désormais affiché, le broker passe d'"alléger" à "accumuler" sur le dossier. L'objectif de cours est inchangé à 2,8 euros.
Peugeot prend 6% après avoir touché mercredi un nouveau plus bas historique de 7,95 euros. Les analystes d'UBS sont repassés à l'achat (neutre auparavant) en estimant que la baisse du titre a été largement exagérée, comme si les marchés ignoraient le plan de cession d'actifs de 1,5 MdE et l'augmentation de capital de 1 MdE ou tablaient sur une consommation de cash supérieure aux ressources de ces deux opérations. L'objectif de cours à 12 mois d'UBS a été abaissé de 14,8 à 13 Euros. La banque note que PSA dispose quand même d'une certaine marge de manoeuvre pour réduire ses capacités de production excédentaires en Europe et observe que la valorisation du constructeur prend actuellement en compte une valeur négative estimée à -6,7 Euros par actions pour la division automobile. Ces derniers jours, la baisse de Peugeot a été accentuée par les arbitrages de hedge funds.
Renault grimpe de 2,1%. Le constructeur au losange bénéficie de la publication des résultats annuels 2011-2012 supérieurs aux objectifs de son partenaire Nissan. Carlos Ghosn, le dirigeant de Nissan et de Renault, a confirmé les objectifs du plan "Nissan Power 88" qui vise le retour à une marge opérationnelle de 8% et une part de marché mondiale de 8% d'ici 2017. Pour cela, Nissan continue à accélérer son développement sur les zones émergentes comme le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine où la nouvelle marque d'entrée de gamme Venucia vient d'être lancée. Pour l'exercice en cours, Nissan vise un nouveau record de ventes à 5,35 millions de véhicules (+10%) pour un chiffre d'affaires 2012-2013 de 10.300 MdsY, un résultat opérationnel de 700 MdsY (marge de 6,8%) et un bénéfice net de 400 MdsY. 10 véhicules entièrement nouveaux seront lancés sur l'exercice, dont les nouvelles générations de la berline Altima ou du 4x4 Pathfinder. Nissan va également verser cette année un dividende de 20 Yens dont Renault va bénéficier à hauteur de sa participation de 43,4% dans le capital du groupe japonais. En 2012-2013, Nissan prévoit déjà d'augmenter de 25% son dividende à 25 Yens.
Nexity (+1,6%). Le groupe immobilier a enregistré un chiffre d'affaires de 588 Millions d'Euros au premier trimestre 2012, en hausse de 5% par rapport au premier trimestre 2011. Hors effets de périmètre, le chiffre d'affaires progresse même de 6%. Nexity voit toujours le marché français résidentiel neuf chuter d'environ 30% cette année entre 70.000 et 80.000 logements et compte maintenir sa part de marché (estimée à 11,4% en 2011) dans cet environnement difficile. Le groupe confirme ses objectifs de 200 ME de prises de commandes en immobilier d'entreprise et anticipe toujours un chiffre d'affaires consolidé 2012 supérieur à 2,6 MdsE, pour un objectif de résultat opérationnel courant supérieur à 200 ME, hors charges liées au projet "Nexity Demain".
Capgemini s'adjuge 1,1%. La SSII a généré une forte croissance en début d'exercice, qui dépasse les prévisions de la place, mais pourrait se voir reprocher des prises de commandes un peu légères. La société de conseil et de services informatiques a réalisé un chiffre d'affaires de 2,565 Milliards d'Euros sur la période, en hausse de 9,2% en données publiées et de 4,3% en données constantes. Le marché attendait 2,464 MdsE, dont une croissance organique de 1,4%. Les prises de commandes ont cependant ralenti sur la période, pour atteindre 2,145 MdsE, soit un ratio prises de commandes sur facturations faible, de 83,6%. La SSII confirme viser une croissance organique limitée de son chiffre d'affaires et un taux de marge opérationnelle en progression sur l'année.
Axa gagne 0,8%. L'assureur a dévoilé un chiffre d'affaires trimestriel de 28,06 Milliards d'euros, en hausse de 1%. Le chiffre d'affaires de l'activité vie, épargne, retraite est stable à 15,96 MdsE. La collecte nette s'élève à +2,2 MdsE contre +3,5 MdsE au premier trimestre 2011. Le chiffre d'affaires de l'activité dommages progresse de 3% à 9,97 MdsE. Le chiffre d'affaires de la gestion d'actifs est en baisse de 10% à 771 ME. La décollecte nette est réduite à 5 Milliards d'euros.
A l'inverse, Vallourec plonge de 21,2% après le nouvel avertissement lancé par le groupe parapétrolier en publiant des résultats trimestriels inférieurs aux attentes et, en prime, des retards dans la montée en puissance de ses nouvelles usines au Brésil et aux Etats-Unis. Pour l'ensemble de l'exercice, la croissance du chiffre d'affaires est ainsi attendue à environ 5%, contre +10 précédemment, avec un taux de marge brute d'exploitation qui ne devrait plus atteindre que "près de 15%" en année pleine. Les analystes de Crédit Suisse n'ont réduit que de 4 Euros leur objectif de cours, passant de 54 à 50 Euros. De son côté, CM-CIC Securities a réduit son objectif de cours de 66 à 49 Euros et UBS de 50 à 42 Euros.
Transgène chute de 13,4% après une mauvaise nouvelle pour TG4001, en partenariat avec Roche. Si le laboratoire a annoncé certains résultats porteurs pour le composé en phase IIb chez des patientes atteintes de néoplasies intra-épithéliales du col de l'utérus de grade 2/3 (CIN2/3) dues à l'infection par les virus du papillome humain à haut risque, cette indication ne sera pas poursuivie en phase III.
Eutelsat trébuche de 11,2% après avoir légèrement revu à la baisse son objectif annuel de chiffre d'affaires. Le management anticipe désormais un chiffre d'affaires annuel d'environ 1,22 MdE, contre un objectif initial supérieur à 1,235 MdE. L'objectif de rentabilité est cependant globalement inchangé puisque l'EBITDA devrait ressortir autour de 955 ME, dégageant une marge d'EBITDA élevée de 78%. L'opérateur de satellites de télécommunication a publié hier soir un chiffre d'affaires en croissance de 4,6% à 308,7 ME (+4,9% à taux de change constant) au troisième trimestre de son exercice 2011-2012. Le chiffre d'affaires sur 9 mois ressort en croissance de 4,6% à 911,2 ME (+5,6% à taux de change constant) et le carnet de commandes atteint 5,36 Milliards d'Euros.
Akka Technologies chute de 10,6% après avoir dévoilé un chiffre d'affaires trimestriel de 142,7 ME, en croissance de 26% (hors MBtech). La croissance organique ressort à 5,1%. Cette publication traduit une performance décevante en France mais une excellente performance à l'International. Le groupe ne donne toujours pas d'objectifs chiffrés pour l'ensemble de l'exercice 2012 mais estime que cette tendance pourrait se poursuivre.
JCDecaux décroche de 9,2%. Les investisseurs restent sur leur faim après la publication d'un chiffre d'affaires de 569 Millions d'Euros pour le 1er trimestre 2012. Il est en croissance organique de 3,3% sur la période. Cependant, le spécialiste de l'affichage urbain est prudent pour le second trimestre en anticipant une croissance de chiffre d'affaires organique "autour de 1%".
Crédit Agricole cède 5%. Le véhicule coté du groupe Crédit agricole a indiqué avoir passé au premier trimestre une nouvelle charge de 940 millions d'euros sur la Grèce, dont 567 ME liés à sa filiale grecque Emporiki en raison notamment de nouvelles provisions. Le résultat net atteint du coup 252 ME pour les trois premiers mois de l'année contre 571 ME de consensus. Les revenus ont progressé sur la période de 2,3% tandis que ses provisions pour risque de crédit ont été multipliées par plus de deux. Engagé comme d'autres banques européennes dans une restructuration de ses activités dans la BFI et de réduction de taille de bilan, le groupe indique également avoir atteint, à fin avril, 70% de son objectif de réduction de ses besoins de liquidité et 91% de son objectif de baisse de ses encours pondérés des risques.
Alstom perd 5,2%. Le groupe avait confirmé vendredi dernier, lors de la conférence de présentation de ses résultats annuels, qu'il continuera à appliquer une politique très stricte en terme d'exécution des contrats. "Nous restons focalisés sur l'excellence opérationnelle", a souligné Patrick Kron, avant d'ajouter "vous savez bien que nous évoluons dans un secteur où la qualité et les délais de livraisons sont des éléments clefs... Donc nous restons extrêmement attentifs à ce que la qualité et la réalisation des projets soit une priorité. Nous savons que nous avons du potentiel de progression sur ce plan, et c'est une priorité absolue pour nos quatre secteurs".
Arkema (-5,2%). La publication du chimiste est pourtant ressortie solide, légèrement supérieure aux attentes, mais une certaine prudence sur le trimestre en cours et certains autres éléments tendent à peser sur les cours. Sur l'ensemble de l'année, tout en restant attentif au contexte macro-économique, Arkema est confiant dans ses atouts et sa capacité à réaliser une année 2012 "très solide" et continuera à associer "gestion rigoureuse de l'entreprise et politique de croissance ciblée".
CGGVeritas rend 4,2%. Le groupe de services sismiques a vu son chiffre d'affaires progresser de 8% à 787 Millions de Dollars au premier trimestre, pour un EBITDA qui s'est apprécié de 36% à 212 M$ et un résultat opérationnel plus que doublé à 54 M$. Le résultat net est légèrement négatif à -3 M$ contre -37 M$ un an avant. Le cash-flow opérationnel est en léger retrait à 193 M$ contre 198 M$ précédemment, et le cash-flow libre est déficitaire de -7 M$ après +65 M$ au terme du 1er trimestre 2011. Le carnet de commandes a en revanche bien progressé à 1,565 Md$, en hausse de 28,4%.
Ciments Français se replie d 4%. Le cimentier a réalisé, au 1er trimestre un chiffre d'affaires en baisse de 7,9% par rapport à la même période en 2011 à 892,3 Millions d'Euros. Il pâtit d'un effet volume négatif, particulièrement marqué en Europe au cours des deux premiers mois de l'année avec des signes d'amélioration en mars, compensé en partie par des prix de vente stables dans la plupart des pays à l'exception de l'Égypte. Le résultat d'exploitation chute de 29,6% à 40,6 ME. Le résultat net de l'ensemble consolidé s'établit à 0,8 ME contre 142,1 ME au 1er trimestre 2011 qui comprenait aussi 108,5 ME correspondant aux activités industrielles cédées en Turquie. Le résultat net part du Groupe s'établit à -16,9 ME (115,5 ME au 1er trimestre 2011). Malgré la baisse du 1er trimestre, le groupe confirme des résultats opérationnels en ligne avec ceux de 2011, et un endettement net en faible hausse suite aux investissements dans les projets stratégiques en Bulgarie et en Inde.
Natixis redonne 3,3%. Au 1er trimestre 2012, la GAPC, qui est la structure de défaisance de la banque, a poursuivi son programme de cession d'actifs, avec 1,2 Milliard d'Euros de cessions enregistrées. Cette gestion active des portefeuilles de la GAPC se traduit par une réduction significative des actifs pondérés, qui baissent de 21% par rapport au 31 décembre 2011, à 5,5 MdsE. Au 1er trimestre 2012, le PNB de Natixis ressort à 1,465 MdE, en baisse de 10% par rapport au 1er trimestre 2011. Il est impacté par la valorisation de la dette senior propre (-202 ME au 1er trimestre 2012, -108 ME au T1 2011). Le coût du risque, qui comprend les dépréciations additionnelles sur la dette souveraine grecque (-17 ME), s'élève à 80 ME. Il est en baisse par rapport au 4ème trimestre 2011 (124 ME) qui intégrait 48 ME sur la Grèce. Natixis a amélioré sa solvabilité, avec un ratio Core Tier 1 en Bâle 2.5 (CRD3) de 10,6%, soit une génération organique de capital réglementaire de 40 points de base au 1er trimestre 2012.
EDF cède 0,5%. Le groupe a dévoilé pour son premier trimestre 2012 un chiffre d'affaires de 20,8 Milliards d`euros, en croissance organique de 6,5%, grâce à la contribution de la France (5,1% de croissance organique) et de l`international (8,7% de croissance organique). Berenberg anticipait un chiffre d'affaires de 20,85 Milliards d'euros, en croissance de 6,4%. Le groupe EDF confirme ses perspectives financières de croissance rentable sur 2011-2015 : -EBITDA : 4 à 6% de croissance annuelle moyenne -Résultat net courant : 5 à 10% de croissance annuelle moyenne -Ratio d`endettement financier net / EBITDA : inférieur à 2,5x -Taux de distribution : entre 55 et 65%. Les objectifs 2012 sont conformes à ces perspectives, avec un dividende au moins stable par rapport à celui versé au titre de 2011. La production nucléaire en France est attendue dans une fourchette comprise entre 420 et 425 TWh et au Royaume-Uni au-dessus des 55,8 TWh réalisés en 2011, en ligne avec ce qui avait été annoncé lors de la publication des résultats annuels 2011.